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Lutter contre le VIH/sida au Cameroun

Le VIH/sida continue de tuer au Cameroun, comme dans toute l’Afrique subsaharienne. La région centre du pays est l’une des plus touchées : le taux de prévalence de l’épidémie (6,1%) y est plus élevé que la moyenne nationale (4,3%) et elle concentre la proportion la plus importante de personnes vivant avec le VIH/sida.

Les femmes sont particulièrement touchées par l’épidémie

Comme au niveau national, les femmes de la région, et en particulier les jeunes, sont frappées de manière disproportionnée par le virus : chez les 25-29 ans, l’écart est particulièrement important : 3% des hommes sont infectés, contre 7,6% chez les femmes.

Les femmes sont particulièrement vulnérables au VIH/sida en raison de facteurs biologiques mais aussi parce qu’elles sont moins sensibilisées aux risques de contamination et qu’elles sont plus facilement influençables par leur conjoint.

En effet, seules 44.7 % des jeunes femmes de 15 à 19 ans osent proposer à leur conjoint d’utiliser un préservatif. Par ailleurs, dans 58 % des cas ce sont leur conjoint qui décide de l’accès aux soins pour elles.

Les actions de Plan France

C’est avec le soutien de la Mairie de Paris et de la région Ile de France, que Plan France a mis en place un important projet de lutte contre le VIH/sida dans la région Centre du pays, à Okola pour la période de mars 2012 à février 2015.

En partenariat avec deux ONG locales, PLAN s’attaque aux causes de l’épidémie : le manque d’information sur le VIH/sida, les difficultés d’accès aux soins ou encore les discriminations de genre (rapports homme-femme inégaux).


Le projet s’articule autour de 4 axes :

  • Sensibilisation des jeunes, des femmes et des hommes aux moyens de prévention du VIH/sida et sur les droits sexuels
  • Prévention et  prise en charge globale : distribution de préservatifs, campagnes de dépistage mobiles, et renforcement d’un centre de prise en charge médicale
  • Soutien psychosocial, administratif et économique aux personnes affectées et à leurs familles : appui à la création d’associations de personnes vivant avec le VIH/sida, soutien des orphelins du VIH/sida, mise en place d’activités génératrices de revenus, formation du personnel médical
  • Dialogue entre la société civile, les services de santé et les autorités locales : soutien des associations locales qui agissent auprès des autorités pour une meilleure prise en compte des personnes affectées par la maladie.