Sri Lanka : un esprit sain dans un corps sain
27/01/2012
Dans les villages du Sri Lanka, PLAN travaille main dans la main avec les habitants et les administrations de santé pour améliorer leur vie quotidienne. L’objectif principal est de réduire le taux de malnutrition des enfants âgés de moins de 5 ans, taux qui atteint les 50% dans certains villages. Par ailleurs, le programme concerne également le développement intellectuel des jeunes enfants et le bien-être global des familles.
PLAN, la Fondation pour le développement de la santé et l’université de Rajarata ont formé les responsables de santé sur la meilleure façon de travailler avec les villageois pour créer un environnement dans lequel ils se sentiront à leur aise et pourront faire part de leurs problèmes afin d’y apporter leurs solutions. Beaucoup de mères ont pu faire part de leurs inquiétudes sur la malnutrition de leurs enfants. Elles ont avec l’accord des représentants gouvernementaux créé des sessions d’exercices en groupe et ont commencé à mettre en commun la nourriture afin que chaque enfant bénéficie d’un régime alimentaire plus équilibré. Aujourd’hui, il y a moins d’enfants sous-alimentés et leurs mères sont également en meilleure forme.
D’autres villageois souhaitaient s’assurer que leurs enfants bénéficiaient d’une stimulation intellectuelle suffisante dès leur plus jeune âge. Ils ont décidé de mettre en place un centre de puériculture dans chaque village, lesquels disposaient d’affiches colorées, de mobiles, d’alphabets illustrés et d’autres objets simples que les mères pouvaient facilement mettre en place chez elles. Comme les enfants en bas âge passent la plupart de leur temps chez eux, y créer un environnement stimulant est essentiel pour le développement de leurs facultés intellectuelles.
Les pères sont aussi impliqués
Les pères ont également participé au programme en passant plus de temps avec leurs enfants qu’ils ne le faisaient avant. Ils ont aidé à construire et à décorer des aires de jeux où les enfants peuvent venir ensemble afin de développer de meilleures aptitudes sociales. Inomalee Madhushani, une des mères impliquées, décrit les changements dans son village : « Nous avons permis à nos enfants de se retrouver et de jouer ensemble et les résultats ont été très positifs. Ils se connaissent très bien maintenant et ils peuvent même échanger leurs jouets. ».
Dans la plupart des villages, les familles ont désormais un « calendrier du bonheur ». Chaque membre note s’il est heureux, triste ou neutre chaque jour. Suivre cela permet aux gens de mieux prendre connaissance de leur propre attitude et de son impact sur les autres. Depuis le début de ce programme, les femmes ont remarqué que leurs maris consommaient moins d’alcool et qu’il y avait de plus en plus de sourires sur les calendriers.
Un enfant de 10 ans, champion de santé, a récemment résumé les changements que cela a apporté aux enfants lors d’une réunion internationale co-organisée par PLAN : « Pour nos anniversaires, nous avons décidé d’offrir un cadeau à nos parents pour leur montrer notre reconnaissance pour leurs efforts. »
En travaillant tous ensemble, les mères et les enfants sont désormais en meilleure santé et plus confiants, et le succès de ce programme a suscité l’intérêt d’autres organisations du Sri Lanka, qui prévoient de dupliquer les méthodes de PLAN dans d’autres régions.
