Nos programmes d'éducation en situation d'urgence

Les situations d’urgence comme les guerres et les catastrophes naturelles, affectent la vie des enfants à plusieurs niveaux. Leur accès à l’éducation s’en trouve bouleversé. Le système éducatif peut être très endommagé : destruction des bâtiments, interruption de la scolarité pendant plusieurs mois, voir plusieurs années, manque de professeurs, absence totale de fournitures scolaires et de matériel pédagogique, etc.

Cette situation est souvent pire encore dans les campagnes. Plan a donc élaboré des stratégies d’intervention d’urgence adaptées pour protéger les enfants et leur apporter les connaissances de base. Il s’agit d’agir au plus vite, en offrant des conditions d’éducation durables.

Agir pour l’éducation dans les pays touchés par les conflits

Plan est de retour au Libéria

Le bureau de Plan à Monrovia, la capitale du pays, vient de rouvrir après 14 années de guerre civile. Plan soutien actuellement les efforts du gouvernement en matière de reconstruction et de développement pour venir en aide aux enfants libériens.

Plan ne pouvait, pour des raisons sécuritaires, mener ses projets mais il a maintenu sa présence dans le pays, notamment en soutenant le Forum des Femmes Africaines Pédagogues (FAWE) dans la mise en d’un programme éducatif d’urgence.  Plus de 4 000 enfants en ont déjà bénéficié.

La plupart des écoles primaires a été détruite durant la guerre civile. Plan Libéria a pour but de permettre aux enfants de retourner à l’école dès que possible, tout en leur offrant un soutien psychologique pour les aider à vivre mieux cette période de post-conflit.

Les communautés locales ont été au centre du projet. Leur implication s’est traduite par le don de terrains pour les centres d’éducation informelle, et parfois par la construction des locaux.

Plan va maintenant développer son action, jusqu’à ce que le système éducatif fonctionne à nouveau de manière convenable.
Pour Augustine Allieu, directrice de Plan Liberia: « C’est formidable que Plan soit de retour au Libéria. Les défis sont nombreux, mais ils ne sont sûrement pas insurmontables. Beaucoup de gens ont gardé de très bons souvenirs de opérations menées dans le pays par Plan et ils attendent la pleine reprise des activités ».

Education après une catastrophe naturelle

Sri Lanka : une nouvelle école pour les enfants affectés par le tsunami

Le tsunami de décembre 2004 a détruit de nombreuses écoles. Pour soutenir la remise en place du système éducatif dans les zones touchées par le tsunami, Plan a aidé à reconstruire un complexe scolaire primaire et secondaire pour 3 000 enfants de Ruhunu, dans le district de Hambatota.

Actuellement les travaux de construction sont presque terminés. L’école ouvrira pour la rentrée 2007, qui a lieu ce mois-ci au Sri Lanka.
Pour que l’enseignement dispensé soit adapté aux besoins des enfants, Plan forme les professeurs, les parents et les élèves. L’objectif de ce projet est d’offrir une éducation de qualité aux enfants tout en sensibilisant les communautés aux Droits de l’Enfant.

La méthode préconisée s’intitule « Programme d’amélioration de l’Ecole » (SIP).

Mise en place par Plan avec succès dans de nombreux pays, cette méthode permet d’améliorer la qualité de l’éducation dans une approche globale : tous les acteurs éducatifs (enseignants, Gouvernement, parents, élèves) sont mobilisés, et tous les aspects de l’éducation sont pris en compte (environnement physique, matériel pédagogique, méthodes d’enseignement, développement de compétences artistiques et professionnelles en plus des matières fondamentales, participation des enfants à la vie de l’établissement, …).

Plan met en œuvre de nombreuses activités complémentaires dans les écoles du district d’Hambantota pour aider les enfants à surmonter leurs traumatismes liés au Tsunami.
Ainsi, des ateliers artistiques ont pu être organisés dans différentes écoles du pays. Les enfants de 10 à 18 ans ont été invités exprimer leur opinion et leur créativité. Leurs œuvres ont été publiées dans un quotidien local Wijeya, qui est distribué dans les écoles et lu par 22 500 élèves chaque semaine.

Les enfants du district d’Hambantota, qui souffrent de séquelles psychologiques, ont aussi bénéficié d’ateliers de création artistique. Ils ont dessiné pour exprimer leurs souvenirs douloureux et leurs peurs.

«  Pour la première fois, j’ai vu le processus entier de publication d’un journal. Maintenant, nous pouvons faire une newsletter à l’école » dit Dhanushka, un garçon de 16 ans.
«  Quand mes poèmes ont été publiés, j’ai ressenti que les enfants comme nous, dans les écoles en zone rural, sont acceptés et ont les mêmes opportunités que les autres » dit Nirasha, une fille de 15 ans.

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