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Lutte contre le paludisme

Qu'est-ce que le paludisme ?

Le paludisme (ou malaria) est la plus importante et la plus répandue des maladies parasitaires tropicales. Le paludisme est responsable de près 781 000 morts en 2009, dont l’immense majorité sont des enfants vivant en Afrique subsaharienne.

Les schémas de transmission et de morbidité varient énormément selon les régions et à l’intérieur des pays. Le parasite est le plus souvent transmis par les piqûres d’un moustique, l’anophèle femelle, qui a besoin de sang pour nourrir ses œufs. Autres modes de transmission : la contamination de la mère au fœtus, lors d’une greffe ou d’une transfusion sanguine.

C’est un problème d’ampleur mondiale, qui pèse sur la santé et le potentiel économique des communautés les plus pauvres de la planète.

Les risques pour les populations vulnérables

Le paludisme tue près d’un million de personnes chaque année, dont 90 % en Afrique où il est responsable de 20 % de la mortalité infantile. En zone d’endémie (pays touchés en permanence), les individus ayant le plus de risques de contracter la maladie sont :

  • Les enfants de moins de cinq ans : les conséquences sont dramatiques, avec des séquelles neurologiques (troubles de l’apprentissage, de la mémoire...), des anémies majeures, une augmentation de la mortalité infantile et infanto-juvénile, etc...
  • Les femmes enceintes : le paludisme est une cause d’anémie chez la femme enceinte et chez l’enfant, il est une cause de faible poids de naissance, de naissance prématurée et de mortalité infantile.

 

Comment vaincre cette maladie ?

L’un des Objectifs du Millénaire approuvés en 2000 par 189 pays est de freiner la progression et inverser la tendance de l'incidence du paludisme d'ici 2015.

A la faveur d’une mobilisation politique et financière croissante ces dernières années, la prévention et les traitements ont permis de diminuer dans certains pays de moitié la prévalence du paludisme et la mortalité qui lui est associée. Contrôler le paludisme n’est donc pas une utopie. Cependant, les ressources financières restent insuffisantes au regard des besoins. Par ailleurs, l’accès aux financements et leur bonne exécution suppose aussi des systèmes de santé renforcés.

Les projets de lutte contre le paludisme menés par PLAN ont pour objectif la diminution de la mortalité et de la morbidité des populations les plus vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

L’action de PLAN repose sur 3 étapes : sensibiliser, prévenir, traiter :

- sensibilisation : l’enjeu est de faire comprendre l’origine du paludisme, ses modes de transmissions et d’encourager les populations à utiliser les moustiquaires. A cette fin, PLAN utilise des moyens les plus familiers et traditionnels pour s’adresser aux populations («le théâtre interactif » ou « la causerie éducative »). Par ailleurs, PLAN permet la réalisation d’émissions radiophoniques dédiées à la sensibilisation au paludisme qui connaissent d’excellentes audiences.

- prévention : utilisation de moustiquaires imprégnées longue durée. C’est actuellement le seul moyen efficace de protection individuelle contre le paludisme. Assainissement du cadre de vie : l’environnement est un facteur fondamental dans la propagation du paludisme. PLAN mène un travail d’éducation aux questions d’hygiène et de propreté.

- traitements : prise en charge précoce et efficace des malades. PLAN équipe les centres de santé, les renforce en formant du personnel. Voir les défis de l’accès au traitement