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Lutte contre le paludisme

Qu'est-ce que le paludisme ?

Le paludisme (ou malaria) est la plus importante et la plus répandue des maladies parasitaires tropicales. Le paludisme était responsable de près 584 000 décès en 2013, dont l’immense majorité sont des enfants vivant en Afrique subsaharienne : chaque minute, un enfant meurt de la maladie.

Les schémas de transmission et de morbidité varient énormément selon les régions et à l’intérieur des pays. Le parasite est le plus souvent transmis par les piqûres d’un moustique, l’anophèle femelle, qui a besoin de sang pour nourrir ses œufs. Autres modes de transmission : la contamination de la mère au fœtus, lors d’une greffe ou d’une transfusion sanguine.

C’est un problème d’ampleur mondiale, qui pèse sur la santé et le potentiel économique des communautés les plus pauvres de la planète.

Les risques pour les populations vulnérables

Le paludisme tue plus d’un demi million de personnes chaque année, dont 90 % en Afrique où il est responsable de 20 % de la mortalité infantile. En zone d’endémie (pays touchés en permanence), les individus ayant le plus de risques de contracter la maladie sont :

  • Les enfants de moins de cinq ans : les conséquences sont dramatiques, avec des séquelles neurologiques (troubles de l’apprentissage, de la mémoire...), des anémies majeures, une augmentation de la mortalité infantile et infanto-juvénile, etc...
  • Les femmes enceintes : le paludisme est une cause d’anémie chez la femme enceinte et chez l’enfant, il est une cause de faible poids de naissance, de naissance prématurée et de mortalité infantile.

 

Comment vaincre cette maladie ?

L’un des Objectifs du Millénaire approuvés en 2015 par 189 pays est de freiner la progression et inverser la tendance de l'incidence du paludisme d'ici 2030.

A la faveur d’une mobilisation politique et financière croissante ces dernières années, la prévention et les traitements ont permis de diminuer dans certains pays de moitié la prévalence du paludisme et la mortalité qui lui est associée. Contrôler le paludisme n’est donc pas une utopie. Cependant, les ressources financières restent insuffisantes au regard des besoins. Par ailleurs, l’accès aux financements et leur bonne exécution suppose aussi des systèmes de santé renforcés.

Les projets de lutte contre le paludisme menés par Plan International ont pour objectif la diminution de la mortalité et de la morbidité des populations les plus vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

L’action de Plan International repose sur 3 étapes : sensibiliser, prévenir, traiter :

- sensibilisation : l’enjeu est de faire comprendre l’origine du paludisme, ses modes de transmissions et d’encourager les populations à utiliser les moustiquaires. A cette fin, Plan International utilise des moyens les plus familiers et traditionnels pour s’adresser aux populations («le théâtre interactif » ou « la causerie éducative »). Par ailleurs, Plan International permet la réalisation d’émissions radiophoniques dédiées à la sensibilisation au paludisme qui connaissent d’excellentes audiences.

- prévention : utilisation de moustiquaires imprégnées longue durée. C’est actuellement le seul moyen efficace de protection individuelle contre le paludisme. Assainissement du cadre de vie : l’environnement est un facteur fondamental dans la propagation du paludisme. Plan International mène un travail d’éducation aux questions d’hygiène et de propreté.

- traitements : prise en charge précoce et efficace des malades. Plan International équipe les centres de santé, les renforce en formant du personnel.

Des résultats encourageants

Les chiffres liés à la maladie sont en régression régulière grâce à l’action des organisations internationales, le financement des moyens de lutte par le Fonds mondial et l’implication d’ONG et d’acteurs locaux comme Plan International.

Depuis 2000, le développement des actions de sensibilisation dans les communautés et de distribution de moustiquaires et de tests de dépistages, assurant le traitement plus rapide de la maladie, a permis une diminution de la mortalité de 47 % au niveau mondial, de 54 % dans la région africaine de l’OMS, et de 58% chez les enfants de cette même région.

Aujourd’hui, 44% de la population des zones à risque dort sous une moustiquaire, contre 2% en 2004. Ce changement  radical dans les habitudes des communautés a permis de réduire considérablement les cas de décès, notamment chez les jeunes enfants.

Néanmoins, la situation reste préoccupante car depuis plusieurs années, les parasites développent des résistances aux molécules antipaludiques et les moustiques craignent de moins en moins les insecticides.