Egypte : le pouvoir d’écrire son propre prénom…
grâce à la méthode Réflexion, en un an, PLAN a permis à 5000 femmes à apprendre à lire et à écrire. En Egypte, il on compte plus de 16 millions de femmes illettrées. Si l’on incluse les hommes, cela fait 23 millions de personnes illettrées, soit l’équivalent de la population australienne.
En Egypte, plus de 16 millions de femmes sont illettrées, et si on ajoute les hommes, le total s’élève à 23 millions de personnes. Cela équivaut à la population australienne ou à la moitié de la population espagnole. Les raisons sont variées : les parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité ou des professeurs particuliers, ou alors ils préfèrent marier leurs enfants très jeunes… La liste est longue …
PLAN utilise une méthode d’alphabétisation simple appelée Réflexion. En seulement un an, nous avons aidé 5 000 femmes à apprendre à lire et à écrire. Mais pas seulement. Nous recherchons des alternatives afin d’améliorer la vie des filles et des femmes pour qu’elles croient en elles ; pour qu’elles et leurs enfants aient accès à de meilleures opportunités ; et pour que, lorsqu’on leur demande leur opinion, elles puissent s’exprimer sans peur.
Quand elles sortent de cette méthode, elles savent non seulement lire et écrire, mais leur confiance en elles, leur estime de soi et leur capacité à participer et à prendre des décisions ont augmenté.
Fatma est mère de 4 enfants et jusqu’à aujourd’hui, elle ne pouvait pas les aider à faire leurs devoirs, même pour les questions les plus simples. « J’étais gênée car à chaque fois que j’allais chercher les bulletins scolaires de mes enfants, l’enseignant me faisait sentir coupable parce que je ne pouvais pas les aider à faire leurs devoirs. »
Manal est une femme de 30 ans, pleine de vie et de rêves. Elle n’a jamais osé réaliser ses rêves car elle ne savait pas ni lire ni écrire et les gens la trompaient toujours avec l’argent et les nombres. Elle a participé à une formation de PLAN pendant 9 mois, et après cela, elle a décidé d’ouvrir une épicerie. Elle raconte : « Quand je ne savais pas lire ou écrire, mon mari prenait toutes les décisions, et à chaque fois que j’essayais de donner mon opinion, il me disait « Tu ne sais même pas comment écrire ton prénom ».
PLAN forme des bénévoles communautaires pour réunir des groupes de femmes et de filles dans les maisons ou centres communautaires, toujours situés près de chez elles, car les règles sociales et culturelles ne les autorisent pas à aller trop loin de chez elles. Sur le chemin de l’alphabétisation et de « l’habilitation », elles apprennent beaucoup de nouvelles choses et parfois elles apprennent des choses sur elles-mêmes.
Elles parlent de leur vie, de leur communauté, elles partagent des recettes de cuisine, des astuces pour élever les enfants ou du problème de traitement des déchets qui affecte toute leur communauté. Petit à petit, les discussions sont devenues des actions et des changements positifs sont survenus.
