Six mois plus tard : la vie des jeunes après la révolution
Dina et ses collègues du cours d’hôtellerie simulent une
situation professionnelle dans un restaurant
Si l’Egypte entière connait un taux de chômage élevé (environ 28 %), ce sont les jeunes qui sont les plus touchés : ils ont trois fois plus de risques d’être au chômage que le reste de la population. Pour pallier à cette situation, PLAN collabore avec la fondation indienne CAP en gérant un programme focalisé sur l’emploi des jeunes.
Ce programme cible des filles et des garçons entre 16 et 28 ans, qui sont socialement et économiquement marginalisés afin de leur trouver de vraies opportunités sur le marché du travail. Des cours sont offerts dans le domaine de la santé, des relations-clients, de la vente et de l’hôtellerie.
Faten, qui étudie la vente, était femme au foyer avant de reprendre ses études. Elle explique : « le cours d’informatique est vraiment bien, je ne savais même pas ce qu’était une souris avant ! Même si le marché de l’emploi a l’air difficile, je sais maintenant que j’ai les compétences pour être embauchée. Les choses après la révolution semblent plus optimistes. Il y a du changement, pour le mieux j’espère... »
Pour Mohammed, aussi dans la vente, la situation est difficile: « souvent, les opportunités de travail ne sont pas pour des vrais postes. Rien que trouver du travail, même précaire, n’est pas facile pour ma génération. Mais c’est vrai que j’ai l’impression que la situation s’est améliorée. Il y a de l’espoir pour le pays. L’Egypte sera une meilleure nation, je le sens. Je suis vraiment heureux d’avoir trouvé PLAN, je pense ouvrir ma propre entreprise et devenir mon propre patron. »
Dina, elle, étudie l’hôtellerie. Son père est décédé, elle vit donc avec son frère mais il n’arrivait pas à les faire vivre tous les deux: « c’est difficile de trouver un travail en ce moment. Mais je me concentre sur mes études et je suis sûre que je trouverais un emploi. Plus tard, j’aimerais être journaliste. Mais pour l’instant, j’aimerais juste trouver un bon travail. »
Plus de 600 jeunes ont été diplômés depuis le début du programme.70 % d’entres eux ont réussi à trouver un travail fixe.
