Fransen Jean : « De l'emploi temporaire à la relance économique »
Fransen Jean, conseiller technique en charge de la sécurité et de la relance économique en Haïti.
Le programme « Argent contre travail » s’est avéré vital pour de nombreuses familles dans les premiers mois qui ont suivi le séisme. Aujourd’hui, PLAN s’inscrit dans une perspective durable, en soutenant des initiatives locales de microcrédit. Fransen Jean, conseiller technique en charge de la sécurité et de la relance économique en Haïti, expose la stratégie pour les mois à venir.
D’où vient le succès du programme Cash for Work (« Argent contre travail » ) ?
Tout d’abord, ce programme permet de gagner un peu d’argent pour assurer une autonomie à court terme. Par ailleurs, c’est aussi la communauté entière qui en tire profit car les activités et projets auxquels ces hommes et femmes contribuent permettent d’accélérer la reconstruction et donc la réhabilitation de ces mêmes communautés, favorisant ainsi un retour plus rapide à la normale.
De quels types d’activités s’agit-il ?
Ramassage de décombres générés par le séisme, petits travaux pour la mise en place d’écoles temporaires et d’espaces Amis des enfants, activités environnementales (curage de canaux, correction de berges, plantation d’arbres, etc.), remise en état de routes secondaires…
Le choix des activités se fait de concert avec les autorités locales et les habitants en fonction des besoins des communautés. Outre les bénéfices directs, de tels projets de groupe contribuent à stimuler l’initiative et la production locales.
Pourquoi lancer aujourd’hui un programme de microcrédit ?
PLAN veut aussi relancer l’activité économique sur le long terme. Grâce à un tel programme, les familles sinistrées les plus pauvres seront identifiées et le microcrédit leur offrira la possibilité d’être elles-mêmes les actrices de leur développement économique. Grâce à un emprunt d’un montant relativement bas et à une formation adaptée, elles pourront se lancer dans une activité de micro-entreprise générant des revenus rapidement et qu’elles pourront développer sur le long terme.
Dans le Sud-Est du pays, PLAN a déjà démarré un projet qui va permettre à 50 jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans de suivre une formation professionnelle, afin de créer de très petites entreprises de confection et de broderie leur offrant des emplois stables, au sein de leur communauté.
