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Marie : Droit à la protection en cas de catastrophe

haiti_marie_storyMarie a 20 ans. Nous l’avons rencontrée à quelques mètres de l’une des unités de PLAN de traitement du choléra. Ses trois filles (dont la dernière a 3 mois) et elle vivent, comme 10 000 autres personnes, dans l’un des plus grands camps mis en place après le tremblement de terre, dans les environs de Croix-des-Bouquets, à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Port-au-Prince.

Elle avait vaguement entendu parler de l’épidémie, qui a déjà tué près de 1 000 personnes dans la région, mais ne réalisait pas vraiment la gravité de la situation. « Je savais que c’était une maladie en rapport avec la diarrhée, mais j’ignorais totalement qu’elle pouvait tuer en seulement quelques heures ».

C’est à la suite d’une session de formation et de sensibilisation conduite par PLAN dans ces camps, qu’elle prend vraiment conscience des risques liés à la maladie.

A présent, elle sait comment réduire les risques de contamination, autant pour elle que pour ses filles, et connaît les règles d’hygiène à appliquer. « Je saurais également, si besoin, comment préparer une solution de réhydratation ». Et comme les milliers d’habitants de ce camp dont PLAN est responsable des activités liées à la santé, elle sait également qu’elle peut, dès les premiers symptômes, se tourner vers l’une des équipes de PLAN.

Depuis sa confirmation officielle le 22 octobre dernier, l’épidémie de choléra s’est rapidement répandue en Haïti. Cette maladie trouve en effet un terrain de propagation particulièrement favorable dans les camps de réfugiés aux conditions sanitaires précaires, où vivent encore plus d’un million de d'Haïtiens sans abri depuis le 12 janvier.

Le programme de PLAN en matière de lutte contre le choléra


Depuis, PLAN a programmé une réponse globale, inscrite dans la durée, et a notamment déjà participé:

- à la mise en place de centres de traitement du choléra dans le Nord-est et à Croix des Bouquets (à l’Hôpital cubain, dans les camps de Santo 17 et Corail). Ces unités sont en capacité de prendre en charge des victimes faiblement ou moyennement déshydratées. 80 % des cas de choléra peuvent être pris en charge grâce à une réhydratation orale. Pour les cas plus sérieux, le personnel peut se tourner vers des Centres de prise en charge, où les victimes peuvent recevoir des antibiotiques. Dans le camp où vit Marie, une ambulance est également à disposition, pour les cas qui nécessitent une hospitalisation.

- à la mobilisation communautaire pour la prévention du choléra, en assurant la sensibilisation de 15 800 personnes des départements du Nord-est, du Sud-est et de l’Ouest.

 

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