A la rencontre des tribus isolées des Philippines
C’est grâce aux efforts de Mario et Rene, qui travaillent avec PLAN, que les Mangyan commencent s’ouvrir au reste du monde. Depuis 2005, PLAN s’occupe de plusieurs programmes centrés sur l’enfant dans les communautés Mangyan. Mettant l’accent sur l’éducation, sur un système d’apprentissage alternatif et sur le développement de moyens de subsistance, PLAN travaille avec plus de 50 communautés dans la province du Mindoro Occidental qui abrite presque 25000 Mangyan.
Une communauté très isolée
Pour Mario et Rene, la route est longue. Il leur faut souvent plus de sept heures de marche dans les bois pour atteindre l’une de ces communautés, si le temps est clément et que des pluies torrentielles ne s’abattent pas sur l’île. Mais cette difficulté d’accès n’est pas le plus gros challenge des deux travailleurs. Le peuple Mangyan fait parti des peuples les plus pauvres et marginalisés des Philippines. Une famille gagne en moyenne 0.34 dollars par jour et 9 Manyans sur 10 ont un accès difficile à l’eau potable. De plus, 60% des enfants souffrent de malnutrition, le taux d’alphabétisation est bas et il est aussi très commun de marier les enfants avant 10 ans.
Gagner leur confiance
Traditionnellement, les Mangyans ne font pas confiance aux personnes extérieures à leur communauté et des mois peuvent passer avant d’établir un contact et une confiance mutuelle. Rene explique : « Les anciens du village se réunissent seulement après le coucher du soleil car la plupart travaillent dans la foret ou dans les fermes la journée. Il est donc normal pour nous de rester toute la nuit à écouter des histoires folkloriques tout en discutant d’éducation et de moyens de survie ».
Les Mangyans ont encore du chemin à parcourir pour effacer des années d’isolation et de discrimination mais le travail de PLAN commence tout doucement à faire la différence.
